Logo Hebdo des Notes

Abonné



Identifiants perdus ?
zarnak

Union Nationale Culture et Bibliothèques Pour Tous
Union Nationale Culture
et Bibliothèques Pour Tous

18 bis rue Violet, 75015 Paris
Tel : 01 58 01 10 20
Fax : 01 58 01 10 21

> Analyses > Bandes Dessinées > Fiction > 15 ans et plus > Jane

Jane

Jane

Jane
Illustrateurs : PÉREZ Ramon K.
Grenoble : Glénat, 2019
n.p.

ISBN : 978-2-344-03007-3
18.00 € TTC

Désigné livre du mois dans la revue Mai 2019

Mise en ligne le 23/04/2019

Les parents de Jane étaient tous deux pêcheurs. Un jour, ils sont partis en mer et… ne sont pas revenus. Jane, encore très jeune, est recueillie par sa tante et ses cousins qui, tous, l’ignorent. Se sentant seule, Jane, dont la seule passion est le dessin, décide s’embarquer sur un sardinier pour se constituer un pécule pour partir… à New York. Elle y trouve un « placard » en colocation avec un styliste sympa et s’inscrit dans une école d’art. Mais elle doit obtenir une bourse d’études et aussi trouver dans la semaine un emploi ! Grâce aux petites annonces, elle déniche un job bien payé, mais à priori peu motivant : elle sera la nounou d’une petite fille qui n’a plus sa mère et dont le père est un milliardaire de la finance, presque toujours absent… L’immense appartement qui affiche sur tous les murs des photos de la mère disparue est sinistre, et ressemble à un mausolée gardé par une Magda peu loquace : elle lui a seulement dit que la nounou précédente n’avait tenu qu’une semaine !... Heureusement la petite Adèle est adorable et Jane tombe sous son charme. Il lui reste à rencontrer son père…


Jane Eyre, publié en 1847, est le premier et mythique roman autobiographique de Charlotte Brontë. C’est l’histoire d’une orpheline dont la jeunesse a été misérable qui finit par trouver non sans mal à la fois richesse et amour. Le scénario de la BD d’Aline Brosh McKenna s’est assez éloigné du roman en occultant totalement la première partie de la vie misérable de Jane chez sa tante et au pensionnat, mais surtout en le modernisant radicalement tout en conservant merveilleusement le côté intimiste qui est la caractéristique majeure de l’oeuvre. Le dessin ligne claire, de Ramon Perez est remarquable. Il alterne noir et blanc, couleurs froides et couleurs chaudes, au gré des humeurs de Jane, couplé à un découpage intelligent et de temps en temps spectaculaire, telles l’arrivée de Jane à New York entre les gratte-ciels ou son arrivée à l’opéra pour la soirée du ballet d’ouverture... À lire et à relire avec délices pour y découvrir l’infinité de détails et l’expressivité des personnages… Absolument superbe ! (C.D. et A.D.)